Rassemble les habitant(e)s des Hauts-de-Seine qui souhaitent s’informer, faire des propositions et entreprendre des actions collectives en matière de protection de l’environnement, d’amélioration de l’urbanisme et des déplacements.
Le Parisien, jeudi 9 août 2007
La collecte des signatures pour la charte de l’environnement de
l’héliport de Paris-Issy-les-Moulineaux a commencé, mais deux
associations écologistes ont d’ores et déjà refusé d’apporter leur
accord. Les associations Environnement 92 et Val-de-Seine Vert, qui
regroupent plus de cinq mille militants, sont opposées à cette
charte. Le président d’Environnement 92, Michel Riottot, vient
d’écrire une lettre au préfet de Paris pour en dénoncer les points
noirs. Il critique avant tout le trafic trop important, qui génère
une nuisance sonore.
Selon lui, les cinq cent mille riverains de Boulogne-Billancourt,
Meudon, Issy-les-Moulineaux et Sèvres concernés par le bruit de
l’héliport sont dérangés par un volume sonore trop élevé. Frédéric
Aguettant, membre de l’Union française de l’hélicoptère (UFH) et
président de la société d’hélicoptères Aviaxess, juge pourtant que
les personnes dérangées « ne sont que deux-trois femmes à la retraite
qui passent leur temps dans leur jardin ».
Dans la lettre que Michel Riottot a envoyée au préfet de Paris, il
dénonce les douze mille vols autorisés par la charte. Ce qui
représente selon lui « une croissance de 20 % du trafic donc des
nuisances ».
La Direction générale de l’aviation civile (DGAC), rattachée au
ministère des Transports, estime pourtant qu’actuellement le trafic
d’hélicoptères est de douze mille par an. Il n’y aurait donc pas
d’augmentation, mais bien un statu quo. De son côté, Frédéric
Aguettant, de UFH, rappelle que, dans les années 1990, le trafic
était de plus de trente-cinq mille mouvements par an. « Les
associations d’environnement veulent notre mort, elles ne sont pas
réalistes. Elles doivent se rendre compte que les sociétés
d’hélicoptères représentent l’avenir », affirme-t-il.
Trois associations de riverains ont pourtant signé la charte si
controversée. Parmi elles, le Comité d’action contre le bruit des
hélicoptères. Sa présidente, France-Marie Chauvelot, estime que la
limite à douze mille vols par an est satisfaisante, même si elle
reste en dessous de ce que prône l’association. « Nous considérons
qu’il fallait une restriction, ce qui a été fait. Après, c’est sûr
que l’on pourrait toujours demander plus. Nous sommes pour une
restriction du trafic à six mille vols par an, ce qui le limiterait
aux urgences sanitaires », considère-t-elle. La charte restreint
également le nombre de vols à cinquante par jour les week-ends et
jours fériés, alors qu’il y en a actuellement soixante-dix en moyenne.
70 % des vols relèvent de la sécurité civile
Limiter le trafic de l’héliport uniquement aux vols commerciaux,
c’est aussi la volonté d’Environnement 92. « Actuellement, les
principaux responsables des nuisances sonores sont une soixantaine de
particuliers qui possèdent des hélicoptères privés. L’intérêt d’une
poignée de gens très riches passe en priorité devant l’intérêt
collectif des riverains », assure Michel Riottot. Pourtant, selon la
DGAC, 70 % des vols relèvent notamment de la sécurité civile et des
urgences.
Le refus de signer des deux associations n’empêchera pas les
pouvoirs publics de faire appliquer la charte. Ces derniers prendront
une décision à l’automne quand toutes les associations se seront
prononcées. L’avis des associations de riverains est uniquement
consultatif.
CONSULTATION NATIONALE SUR L’EAU : du 02/05 au 02/11/05
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